samedi 31 mars 2012

Marcel Storr, simple balayeur...et dessinateur de génie des "mégalopoles" (1911-1976)



On ne sait presque rien de lui. Il est mort il y a plus de trente ans, et son oeuvre, clandestine, découverte par hasard, par le couple Kempf, amateur d'art, n'a presque jamais été montrée.

Pourtant, Marcel Storr, simple balayeur du Bois de Boulogne - ou "cantonnier d'empierrement saisonnier"- des parcs et jardins de la Ville de Paris, était un dessinateur de génie. Tout au long de son existence il a poursuivi la construction d'un univers au sein duquel il prenait chaque soir sa revanche contre sa condition ingrate et la misère de ses origines (enfant abandonné et élevé à l'assistance publique).

Prix européen pour la passion (« La seconda Luna »), 2ème édition


logo
"La seconda Luna" est une initiative portée par la ville de Laives en Italie. Elle souhaite montrer des exemples trop méconnus de créativité, de curiosité, d’ingéniosité, qui s’expriment dans le paysage culturel.

Quelles sont les passions concernées ?


Toutes : les collections, les obsessions, les amours, les certitudes, les pratiques particulières ainsi que les plus communes. Aucune discipline en particulier n’est concernée.

Le but est de valoriser de manière transdisciplinaire l’étrangeté, la créativité, le soin apporté aux choses ayant disparu ou à venir, les tentatives avortées, le hasard, l’attention, le soin apporté à sa passion.

Qui peut participer?

Toutes les personnes, associations, organisations ou groupes informels qui cultivent, partagent ou promeuvent une passion, qu'elle soit un hobby ou un métier. La discipline ou le secteur d'intérêt n'a pas d'importance.

Si vous êtes une personne passionnée, ce prix est pour vous. Vous pouvez vous inscrire sur http://www.lasecondaluna.it/fr/participe/inscris-toi avant le mardi 16 octobre 2012 18h.


Prix de 1 000 à 8 000 euros


Pour toute information complémentaire : info@lifelongpassionsaward.eu

Cette semaine dans Ville hybride


"Green cast" par Kengo Kuma au Japon, une éolienne reconvertie en terrain de jeux à Rotterdam, "Moveable feast" à Paris, le "Beerd" à Bristol.

vendredi 30 mars 2012

Plaidoyer pour un activateur urbain à Plaine Commune







Plaidoyer* pour un activateur urbain… … et nomade, sur les territoires de Plaine Commune , vitrine des savoir-faire, des richesses sociales, artistiques, culturelles…et amplificateur du développement local. 

Plaine Commune est une communauté d’agglomération qui comprend huit villes** de Seine Saint-Denis. Le 16 janvier 2012 a eu lieu la signature de l’accord-cadre liant l’Etat et des collectivités territoriales dans le cadre du Grand Paris. Ce texte constitue un préalable au futur CDT (Contrat de Développement Territorial) entre Plaine Commune - estampillé « territoire de la création » -et l’Etat.

L’un des principaux défis de ce CDT est d’arriver à établir une articulation faisant sens entre politiques publiques descendantes et initiatives ascendantes, issues des collectivités locales et des acteurs de la création en très forte résonance avec les habitants (acteurs incontournables de la transformation de ces territoires).

Qui sont les « acteurs de la création » ? Ce terme un peu barbare comprend des organisations au sens large (associations, coopératives, TPE, PME, grands groupes…) travaillant dans les domaines de l’art et de la culture (plasticiens, musiciens, peintres, sculpteurs, ébénistes…), de l’artisanat d’art (orfèvrerie, métaux précieux…) et des filières liées au théâtre, au spectacle vivant, à l’audiovisuel et au cinéma (auteurs, comédiens, producteurs, costumiers, décorateurs, techniciens…) ainsi qu’au numérique (web designers, éditeurs de logiciels…).

Ces savoir-faire vont puiser leur inspiration à la fois dans l’histoire de ces territoires (Saint-Denis compte des collections de verres médiévaux uniques au monde) et dans les connexions avec le reste du monde (Plaine Commune compte plus d’une centaine de communautés nationales). L’orfèvre Christofle est venu dès 1830 à Saint-Denis. Dans le domaine audiovisuel, l’architecture de la Plaine Saint-Denis était propice à l’installation de studio de cinéma (la Cité du Cinéma de Luc Besson à Saint-Denis s’inscrit dans cette continuité historique).

L’autre particularité de Plaine Commune est politique car elle regroupe huit collectivités locales, comprenant chacune une grande variété d’«acteurs de la création». Le défi en la matière est de les rendre visible dans leur contexte respectif, pour comprendre les spécificités sociales, culturelles, économiques, locales, les valoriser in situ, pour mieux les accompagner dans leur développement, en lien étroit avec les habitants.

Compte tenu de l’ensemble de ces spécificités, la mise en valeur au niveau local des acteurs de la création constitue un passage obligé. L’activateur urbain répond à cet objectif.

Un activateur urbain, qu’est-ce que c’est ? C’est une structure nomade qui lie les acteurs locaux autour d’un projet commun de transformation du territoire

Un activateur urbain, culturel et nomade pour quoi faire ?
• pour relier les « acteurs de la création » et les rendre plus visibles,
• pour renforcer leur encrage et leur développement local,
• pour montrer les savoir-faire locaux (innovations sociétales, réalisation artistiques, culturelles et technologiques),
• pour intégrer les dynamiques créatives locales aux stratégies de transformation urbaine d'un territoire,
• pour favoriser le dialogue citoyen sur les sujets urbains, en faveur d'une démocratisation du projet urbain.

Un activateur comment ça marche ?
• la programmation (spectacle, théâtre, installations et performances artistiques, sensibilisation aux sujets urbains et aux métiers de la création, activités au croisement des arts, de la culture et de l’économie) est assurée par les « acteurs de la création » en lien avec les habitants,
• il se déplace dans les huit villes de Plaine Commune tout au long de l’année, établissant des points d'arrêt dans certains lieux, matérialisant des potentiels stimulateurs du projet urbain.

Prévu pour une durée limitée, la souplesse de son mode de fonctionnement lui permet cependant de se pérenniser dans le temps.

Des exemples d’activateurs urbains et nomades existent déjà. Leur objectif est à géométrie variable en fonction des enjeux et objectifs locaux :


Le projet Spacebuster a mis en scène à New York en 2009 un espace gonflable issu de l’arrière d’un camion (insufflant l’air nécessaire). L’espace peut accueillir jusqu’à 80 personnes, et fait l’objet d’occupations variées : conférences, workshops, repas… La membrane translucide offre une perméabilité visuelle entre la ville environnante et l’espace intérieur. Véritable « générateur urbain », la structure produit un effet immédiat de vie dans la cité, quelque soit son lieu d’implantation. La bulle s’adapte, se déforme selon le contexte urbain morphologique avec lequel elle est en contact. Elle se glisse sous un pont, moule une barrière, une façade, enveloppe un arbre, et interroge l’espace de la ville. Le projet a voyagé en neuf étapes d’une journée chacune entre Manhattan et Brooklyn, donnant lieu à des réflexions sur les morceaux de ville investis.


Kubik : une installation temporaire lancée depuis 2006, constituée de réservoirs d’eau standards de 1000 litres. Un système de câblage permet d’illuminer les réservoirs ou de les utiliser comme murs de projection vidéo. Empilés, les réservoirs créent des espaces modulables selon les sites d’implantation. L’installation a été produite dans différentes villes, s’appuyant sur des évènements divers : à Barcelone dans le Parc del Forum, à Milan lors de la biennale de design, à Berlin dans une friche industrielle au bord de la Spree, à Lisbonne. L’architecture de lumière permet d’investir des lieux inhospitaliers, hostiles à la rencontre et aux réunions festives. L’espace amène une véritable dynamique at¬tractive. L’assemblage modulable des réservoirs et leur coloration lumineuse crée une certaine intimité, et offre une échelle humaine à des lieux habituellement trop vastes pour être habités.

*Tribune de Michael Silly (Ville hybride) ; co-signataires : Julien Beller (6B à Saint-Denis), Bernard Bellot (la guinguette trois francs six sous à Pierrefitte), Nicolas Cesbron (Casse Fonte à Saint-Denis), Camille Dumas (Mains d’œuvres à Saint-Ouen), Monte Laster (Association FACE à La Courneuve), Babette Martin (Villa mais d’ici à Aubervilliers), Annie Sellem (Université Paris-Villetaneuse), Zahia Ziouani (Ecole municipale de musique et de danse à Stains) et le Collectif etc

**Aubervilliers, Epinay-sur-Seine, Ile-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Stains, Villetaneuse et bientôt Saint-Ouen

jeudi 29 mars 2012

"Green cast" par Kengo Kuma




Voici une tentative de Kengo Kuma de connecter espace urbain et "nature" à  Odawara au Japon.

Vous avez dit "densité" ?

Si la population mondiale se concentrait dans une seule ville, quelle taille aurait celle-ci au regard de sa densité ? Les exemples de Paris, Londres, San Francisco...

mardi 27 mars 2012

dimanche 25 mars 2012

samedi 24 mars 2012

Cette semaine dans Ville hybride

Fête à Saint-Denis, extension du musée Rapperswil-Jona, "ligne d'auto-assemblage" architecturale du MIT, structure nomade à Lisbonne.

mercredi 21 mars 2012

Une extension gemellaire


Le projet Janus a pour objet de "fusionner" deux communes suisse limitrophes. Cette extension en bronze en est la partie apparente ; elle transforme les locaux du musée municipal Rapperswil-Jona en point symbolique du rapprochement des deux communes.

mardi 20 mars 2012

De l'éphémère qu'on voudrait pérenne





"Party Animal Project" est une structure nomade temporaire, dédiée aux installations artistiques et aux spectacles (concert, théâtre...). Elle est en plastique et en textile résistant à l'eau ; elle est composée de modules préfabriquées,  conçue à partir de matériaux recyclés. Installée dans le quartier de Lisbonne où se trouve  "Casa dos bicos" - dont elle s'inspire - édifice emblématique recouvert de pierres de taille en forme de pointe de diamant. Ses pointes (bicos) sont un exemple unique de l'architecture civile d'habitation de la ville de Lisbonne du XVIe siècle. Une manière créative de concilier architecture "classique" - qui devait être perçue d'avant garde au  XVIe siècle - et installation contemporaine.

lundi 19 mars 2012

Ligne d'auto-assemblage : une application possible en architecture ?


   

Inspiré dess auto-assemblages naturels, particulièrement présents chez les virus, le projet consiste en une grande géode tubulaire pouvant tourner sur elle-même. A l’intérieur se trouvent des petites figures aimantées qui peuvent s’assembler en trois dimensions. Le participant actionne la géode et choisit la vitesse ou le sens de rotation ainsi que la durée de l'expérience. Cette expérience montre la tendance des objets à s’auto-assembler et à former des configurations bien précises quand ils sont animés de mouvements aléatoires dans un espace fermé. Ce projet offre des applications potentielles, notamment dans les domaines de l’architecture ainsi que l'explique son concepteur Skylar Tibbits, professeur au MIT   : “cette installation propose une vision alternative sur les agrégats comme méthode de construction pour les grandes structures grâce à des modules programmés et une impulsion d’énergie aléatoire”,  et de l’art/design, “tout en incluant les structures de systèmes moléculaires connus, cette installation intègre aussi le design au phénomène naturel, ce qui donne un système hybride.” Cette expérience démontre aussi que dame Nature ne "sait" pas ce qu'elle fait et qu'elle agit bien en aveugle, sans plan prédéfini, mais qu'en revanche un phénomène aléatoire est capable d'engendrer des structures complexes. Cette faculté est bien connue des physiciens spécialisés en thermodynamique. Dans ce cas-ci le temps ne conduit pas au chaos mais au contraire il devient un allié, une construction, chose plutôt rare et dont on peut tirer des enseignements.

dimanche 18 mars 2012

Des Assises solides pour la ville des énergies nouvelles (12-16 juin 2012)

Le Festival d’architecture est le congrès annuel des architectes de tout le Canada. Il est axé sur les contributions des architectes à l’amélioration de notre monde et du milieu bâti,...